Lundi 6 novembre 2006
Voila un bien beau projet associatif...
http://toc-arts.org/index.php/Accueil

Bien que les "petits" acteurs culturels (artistes, amateurs ou professionels, assos, fans, ...) représentent la majeure partie (en nombre et en travail produit) des scènes artistiques et culturelles locales, ils manquent de visibilité et de reconnaissance. Bien qu'ils soient talentueux, ils sont souvent sous-estimés, moins pris au sérieux et considérés comme quantité négligeable par le show biz, les institutions et les médias car ils ne génerent pas de bénéfices et ne rapportent rien. En plus ils bossent generalement par amour de la culture et pour pas un rond. Bref nous les appelons des TocArts.

Nous voulons utiliser les outils informatiques pour aider ce vivier de créativité à s'exprimer et à etre visible au dela des scènes locales, mais aussi favoriser l'échange entre ces acteurs. Pour cela ce site veut etre un tremplin pour les acteurs du milieu culturel et artistique souhaitant avoir un site et mieux utiliser les possibilités d'internet, mais n'ayant pas les moyens (temps/argent/compétences...) pour le faire facilement.

Toc-Arts.org s'adresse donc principalement aux "petits" acteurs (amateurs comme professionels) pour leur offrir les moyens de découvrir, d'approfondir, ou de maitriser les outils informatiques et d'avoir leur propre site internet. Pour cela nous proposons de fournir une solution simplifiée de création de sites sur Toc-Arts.org, des tutoriels et une assistance pour créer son site TocArts, mais aussi de l'aide et des informations sur les autres sytèmes disponibles afin de donner aux utilisateurs les moyens d'etre autonomes et de pouvoir voler sur internet de leur propres ailes.

Par ailleurs Toc-Arts.org se veut un site communautaire qui favorise l'entraide et les rencontres entres les membres.

Bravo à toi Lilious! longue vie aux TocArts!
Lundi 6 novembre 2006
Petit test pour voir comment qu'on fait pour mettre une vidéo dans un article...
 


Si vous avez rigolez, c'est que ca marche... Je me lasserai jamais de cette vidéo!
Vendredi 3 novembre 2006

Il a quand même fallu attendre près de deux mois pour que finalement ca le fasse. Deux mois de mails quasi quotidiens entre Cadarache, Grenoble, et Chambéry pour qu'au moins deux d'entre nous soient ok pour deux jours... Objectif “Verdon” pour faire des grandes voies. Ont répondu à l'appel Marion et votre serviteur. Bon, Éric aussi était pressenti, mais un ch'ti problème, disons plutôt une rencontre fortuite avec une bite d'amarrage dans les rues de Grenoble, l'a rendu quelques peu indisponible...

Donc voila, on est deux dans le Verdon! Ca caille un peu mais au soleil c'est bon. Avec ces conditions, faut gérer un peu l'orientation des voies, et surtout l'heure pour grimper. En gros, faut avoir fini de grimper avant 15hrs, parce qu'après... le soleil est plus là!

Premier jour, on choisit de faire dans le secteur des dalles grises la voie “cocoluche”. Le topo du Verdon lui met trois étoiles, et question niveau, c'est du 5c assez gentil, et assez bien équipé. C’est une voie qui fait partie des classiques abordables. Comme presque à chaque fois dans le Verdon, pour monter faut d'abord descendre... petite série de rappels qui se passe relativement bien avec finalement assez peu de “tricotage” (hein Marion?;o)). Les six longueurs  de la voies sont bien chouettes: c'est de la dalle, il y a de belles écailles, et de bien beau bacs! L'ascension se passe assez bien, excepté pour la quatrième longueur où le choix de ligne de spits oblige finalement Marion à un peu engager la viande pour rejoindre le relais... bravo à toi, et chapeau, car fallait pas vraiment se la mettre à cet endroit là. Arrivée en haut un peu avant 15hrs, juste avant que le soleil nous quitte... journée qui se finit assez tôt, mais c'est bien comme ca. Après tout, on n’est pas des bêtes!

Retour à la palud, direction le gite “Arc en ciel”, qui se trouve sur la place de l'église. Sur cette place, un camping car hollandais je crois s'est foutu en plein milieu! Un couple de vieux évidemment! Ils sont entrain de remplir tranquillement leur jerrican de 10L à la fontaine au débit digne d'un pistolet à eau. Tout ca pour remplir le réservoir d'eau de leur camping car. D'ailleurs j'ai une question: ce genre de réservoir, ca doit faire une bonne centaine de litres? Non? En les voyant, j'me suis dit “bon ils sont la juste pour faire le plein et ils se barrent”. Et ben que dalle le lendemain on les retrouvera au même endroit! N'importe quoi! Toute la région du Verdon regorge (ahahah!) de petit coin au bord de la route super beau, et eux, ils ont trouvé l'moyen de s'mettre la... je comprendrai jamais ce genre de vacanciers!

Le gite est vraiment chaleureux. Faut dire qu'il y a un poêle qui chauffe plutôt bien la pièce, un énorme chien bien poilu qui s'dandine bizarrement en quête de caresses... et de bouffe, et un couple de tenanciers vraiment sympa. Le mec est guide à la palud, et la nana est une super cuisinière... elle fait elle même sa pate feuilletée (parait que le secret c'est de mettre la pate au frigo 30min entre chaque pliage). Ca vous en bouche un coin? Franchement c'est une super adresse, et le prix défie toute concurrence, moins de 25 euros la demi pension... hésitez pas! En tout cas moi j'hésiterai plus. Le repas est super bon: des gnocchis... putain ca cale!

Dodo à 21h30! Mine de rien, la journée nous a bien crevée. Et le lendemain est prévu pour être un peu plus éprouvant. On prévoit de faire “pour une poignée de gros lards”, une autre classique du Verdon. Mais cette fois, le niveau est un peu plus élevé: 6a-6a+... j'ai une ptite appréhension, mais ca va. Le lendemain, on arrive au parking du belvédère, et on trouve une cordée qui part aussi pour la même voie. Bon ca le fait quand même, ils ont l'air affuté, ils iront surement vite. Par contre ils nous disent qu'au moins trois cordées sont déjà parties pour le secteur... ca le fait carrément plus. Surtout qu'apparemment la falaise est pas prète de passer au soleil... donc on lâche l'affaire. Changement de programme, on part faire hissage nocturne juste à l'entrée des gorges. C'est marrant mais j'ai plus d'appréhension ;o). cette voie est une succession de traversée qui permettent de contourner d'énormes devers... tracé donc assez tarabiscoté mais chouette et assez facile (5c-6a), excepté à deux endroits (surprise...). Coté équipement c'est une honte! Dans les premières longueurs, c'est simple, il y en a dix fois trop, et j'suis pas un fan de l'engagement croyez moi. C'est franchement abusé... l'ensemble de l'ascension se passe assez bien, et au soleil SVP. Arrivée au sommet vers 15hrs. Nous quittons alors le Verdon satisfait et pressé d'y retourner: plein de projets à faire...

Le Verdon c'est MAJEUR!!!

Mardi 31 octobre 2006
Voici un extrait du livre de Paulo Coelho, "Comme le fleuve qui coule".

"A/ Choisissez la montagne que vous souhaitez gravir. Ne vous laisser pas guider par les commentaires des autres, qui vous disent « celle-ci est plus belle » ou « celle-là est plus facile », vous dépenseriez beaucoup d’énergie et beaucoup d’enthousiasme pour atteindre votre objectif. Vous êtes le seul responsable et devez être sur de ce que vous faites.

B/ Sachez comment arriver devant elle. Très souvent, on voit la montagne de loin – belle, intéressante, pleine de défis –, mais quand on essaie de s’en approcher, que se passe-t-il ? Les routes la contournent, il y a des forêts entre vous et votre objectif, ce qui parait clair sur la carte est difficile dans la vie réelle. Par conséquent, essayez tous les chemins, les sentiers, et puis un jour vous vous trouverez face au sommet que vous souhaitez atteindre.

C/ Apprenez de quelqu’un qui est déjà passé par là. Vous avez beau vous jugez unique, il y a toujours quelqu’un qui a fait avant vous le même rêve, et a finalement laissé des marques qui peuvent vous faciliter la marche. C’est votre bout de chemin, votre responsabilité également, mais n’oubliez pas que l’expérience d’autrui est d’un grand secours.

D/ Vu de près, les dangers sont contrôlables. Quand vous commencez à gravir la montagne, soyez attentif à ce qu’il y a autour. Des précipices, bien sûr. Des crevasses presque imperceptibles. Des pierres tellement polies par les tempêtes qu’elles sont glissantes comme la glace. Mais si vous savez où vous posez chaque pied, vous remarquerez les pièges et vous saurez les contourner.

E/ Le paysage change, donc profitez-en. Il est clair qu’il faut avoir un objectif en tête – arriver au sommet. Mais à mesure que l’on monte, on voit davantage de choses, et cela ne coûte rien de s’arrêter de temps en temps et de jouir un peu du panorama environnant. A chaque mètre conquis, vous pouvez voir un peu plus loin ; profitez-en alors pour découvrir des choses que vous n’avez pas encore distinguées.

F/ Respectez votre corps. Seul celui qui accorde à son corps l’attention qu’il mérite réussit à gravir une montagne. Vous avez tout le temps que la vie vous donne, donc marchez sans exiger ce qu’elle ne peut donner. Si vous allez trop vite, vous serez fatigué et vous renoncerez à mi-chemin. Si vous allez trop lentement, la nuit peut tomber et vous serez perdu. Profitez du paysage, jouissez de l’eau fraîche des sources et des fruits que la nature vous offre généreusement, mais continuez à marcher.

G/ Respectez votre âme. Ne répétez pas tout le temps « Je vais réussir ». Votre âme le sait déjà, ce dont elle a besoin, c’est de se servir de cette longue route pour grandir, s’étendre à l’horizon, atteindre le ciel. Une obsession n’aide en rien à la recherche de votre objectif et finit par vous priver du plaisir de l’escalade. Mais attention : ne répétez pas non plus « c’est plus difficile que je ne le pensais », car cela vous ferait perdre votre force intérieure.

H/ Préparez vous à marcher un kilomètre de plus. Le parcours jusqu’au sommet de la montagne est toujours plus long que vous ne le pensez. Ne vous mentez pas, le moment arrivera où ce qui paraissait près est encore loin. Mais comme vous êtes disposé à aller au-delà, ce n’est pas vraiment un problème.

I/ Réjouissez vous quand vous atteignez le sommet. Pleurez, battez des mains, criez aux quatre coins que vous avez réussi, laissez le vent là-haut (parce que là-haut il vente toujours) purifier votre âme, rafraîchissez vos pieds fatigués et en sueur, ouvrez les yeux, ôtez la poussière de votre cœur. C’est merveilleux, ce qui auparavant n’était qu’un rêve, une vision lointaine, fait maintenant partie de votre vie, vous avez réussi.

J/ Faites une promesse. Vous avez découvert une force que vous ne connaissiez même pas, profitez en et dites vous que désormais vous l’utiliserez pour le restant de vos jours. De préférence, promettez aussi de découvrir une autre montagne et de partir vers une nouvelle aventure.

L/ Racontez votre histoire. Oui, racontez votre histoire. Donnez vous en exemple. Dites à tout le monde que c’est possible, et alors d’autres personnes se sentiront le courage d’affronter leurs propres montagnes."

 
Merci à Sandra pour m’avoir fait lire ce petit passage du bouquin.

Mardi 31 octobre 2006
Voilà deux photos de mon nouvel appartement. Bon c'est encore un peu le chantier mais ca va s'arranger au fil des semaines...
Voici tout d'abord mon salon:


Et voici ma chambre:

je sais, j'aurais pu faire un peu d'rangements , au moins faire le lit...  mais vous auriez eu alors une image faussée de moi...  question de franchise, comme  on dit...

Lundi 30 octobre 2006

Ca y est ! j’fais comme des milliers d’autre personnes, j’ouvre mon blog. Waouhhh en fait j’trouve ca plutôt cool… ben ouais, c’est pour l’instant le meilleur moyen que j’ai trouvé pour que je me souvienne de ce qui se passe dans ma vie. Faut dire que j’ai un peu la mémoire d’un poisson rouge. Au bout d’1 mois, je sais plus si tel truc s’est passé il à 1 mois justement ou bien des années auparavant. Au moins avec un blog, si je n’oublie pas d’pondre des articles régulièrement, j’vais avoir une vraie mémoire, comme tous les gens normaux. 

Ce blog, ca va être aussi le moyen pour moi de donner un peu des news aux gens qui m’connaissent un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, et même pas du tout ! J’espère au travers de mes photos, p’tites histoires, pensées du jour, blagouilles à deux balles, vous faire sourire, réfléchir, pitié, envie… et plein d’aut’ trucs encore. Mais j’dirai quand même pas tout ici… histoire de garder quand même 2-3 bricoles à vous raconter quand on se verra les yeux dans les yeux.

Dernière choses. Et ce message s’adresse à certain(e)s qui ont l’esprit un peu tordu… quand j’dis que tout le monde peut venir dans mon lit, c’est une image… ok ? C’est pas une proposition comme celle qu’j’ferai dans la vraie vie… voila. Ca m’semblait important d’éviter toutes ambigüités.

Tchao

Musique du moment

0886971824025.jpgEddie Vedder, 2007. "Into the Wild".

Premier album solo du chanteur de Pearl Jam. Je sais pas si le film y fait aussi quelquechose, mais j'ai été envouté par chacune de ces chansons... Une voix unique sur des mélodie épurées, qui collent  'pécable avé' l'esprit du film de sean penn.

chaque écoute m'emmène loin... loin de vous...
free music


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Ethiopiquesmyspace.jpg Very best of Ethiopiques, 2007.

http://www.ethiopiques.info/

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K.jpgMademoiselle K, 2006."Ca me vexe".

c'est pas nouveau comme truc, mais je l'ai decouvert il y a pas longtemps, et je suis tombé sous le charme... de chouettes textes, d'la guitare comme j'aime, qui fait parfois penser à celle d'un certain Jeff Buckley. un disque où rien n'est à jeter.
free music


http://www.mademoisellek.fr/flash.php?nb=1



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Wax Tailor, 2007. "Hope and Sorrow".

Un album electro très "visuel". On imagine pour chaque morceau une scene de film... A vous de faire votre mis en scene!
Des infos et des moreceaux en ecoute sur son site: www.waxtailor.com/fr/indexfull.html

J'vous conseille


9782070781553.jpgLA CHAUSSURE SUR LE TOIT. Livre de Vincent Delecroix.

Il y a foule dans ce roman, mais il est en réalité question d'un seul personnage, une chaussure qui, comme le titre l'indique, a la particularité de se trouver sur un toit face à mon appartement. Ni le vent, ni la pluie, ni quoi que ce soit d'autre, depuis tout le temps que je me trouve ici, n'a réussi à la déloger. Je ne suis absolument pour rien dans le fait qu'elle se trouve là. Le problème est alors le suivant : qu'est-ce qu'une chaussure peut bien faire dans un endroit pareil ? Et qu'est-ce que cela signifie ? Les divers témoignages que je livre ici ne paraissent pas tous concordants, mais on verra qu'il y a en définitive une explication.

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9782732436272.gif EN VOL AU DESSUS DE L'INDE. Livre de Nicolas Chorier.
http://www.nicopix.com/

Nicolas Chorier a eu l’autorisation, très rarement accordée, de photographier l’Inde « vue du ciel ». Il a donc installé son appareil photo sur un cerfvolant, technique qu’il avait déjà pratiquée dans divers domaines tels que la recherche agronomique, l’archéologie ou le tourisme. Cet ouvrage rassemble les meilleures images du photographe vues de son cerfvolant : le Taj Mahal, les rivages du Kerala, le Fatpur Sikri, les temples de Kadjurako, les palaces du Rajastan, des éléphants se baignant dans la rivière Periyar… Pour accompagner ses clichés, Nicolas Chorier raconte son odyssée, sa manière de photographier, ses expériences. A michemin entre terre et ciel, ses photographies portent un regard poétique, intime et original sur cette Inde éternelle souvent photographiée mais, ici revisitée d'un regard complètement nouveau. Un voyage inattendu au gré des vents à quelque 100 mètres audessus du sol.

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9782221093290.gif
POISON VERT. Livre de Patric Nottret.

Cinq feuilles vertes dissimulées dans la doublure de la veste d'un homme assassiné en Ile-de-France vont déclencher l'enquête de Sénéchal. Ces feuilles vertes n'appartiennent à aucune plante recensée à ce jour sur la planète. S'agit-il d'un organisme génétiquement modifié ? d'une nouvelle drogue ? d'un médicament ?
Sénéchal mobilise tous les moyens de la FREDE pour découvrir l'origine de cette plante, tandis que de dramatiques événements se succèdent : l'exécution au gros calibre du conseiller en biotechnologie d'un laboratoire pharmaceutique mondial, l'assassinat d'un tueur à gages à l'aide d'un poison sophistiqué sécrété par une grenouille exotique ; le meurtre d'un scientifique spécialiste des modifications génétiques...

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9782226176738.jpgLE SERMENT DES LIMBES. Livre de Jean-Christophe Grangé.

Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se suicider, il n'a de cesse de comprendre ce geste.
Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l'Europe, dont les auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes et s'appuient sur la symbolique satanique.
Les meurtriers ont un point en commun : ils ont tous, des années plus tôt, frolé la mort et vécu une «Near Death Experience».
Peu à peu, une vérité stupéfiante se révèle : ces tueurs sont des «miraculés du Diable» et agissent pour lui.
Mathieu saura-t-il préserver sa vie, ses choix, dans cette enquête qui le confronte à la réalité du Diable ?


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9782290349311.jpg PARS VITE ET REVIENS TARD. Livre de Fred Vargas.

Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL. A première vue, on pourrait croire à l'oeuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...

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5713.jpgAMES A GRAMMES. Pièce de théatre de Rémy Boiron.

"Paraît qu’on perd dix grammes à la seconde où on meurt. Me suis toujours demandé de quoi il s’agissait. Peut-être le poids de la première bouffée d’air qu’on cueille à la naissance et que l’on souffle à la seconde où on expire. Si c’est ça, ben la vie ne manque pas d’air !"

Valentin est un matelot sur un paquebot pas que laid. Avec Valentino son fils qui a un bouton là, un ballon rebond bonbon et une philosophie certaine de vivre :"C’est pas l’homme qui change le monde, c’est le monde qui change l’homme, à condition qu’il ait un peu d’imagination", ils vont tous deux nous emmener dans la dernière croisière de ce cargo échoué. Au crépuscule de leur vies de quatre personnes de quatrième âge comme on dit embarque pour leur dernier plaisir, leur dernière fête. Madame Rose, avec son tutu blanc pas tout à fait rose, M. le Baron, cet aristocrate qui n’a pas su prendre le train du capitalisme ou de la politique, Marcel, un vieux de la guerre de 14 voir peut être même de celle de 1870 et Marguerite, cul-bénit.
Ces six personnages ne sont joué que par un seul et unique: Rémy Boiron. Unique, son texte est un délice de poésie, d’humour bien balancé et une part de rêve qui nous cueille dès les premiers instants. Avec ses talents de mimes, il est tour à tour cynique, philosophe, bouffon, sérieux, léger et burlesque. Sa sagesse est surtout de na pas en avoir face à ce sujet délicat et parfois tabou de la vieillesse.
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